Juin pourri
Encore de la pluie aujourd'hui en espérant que juillet ne sera pas juin. De toutes façons, qu'il fasse beau ou pas, l'été file à 100 à l'heure.
Hier, au bureau, j'ai «cleané» la place comme on dit et réaménagé en enlevant un paravent avec le bureau voisin vide. C'est fou ce que ça donne comme espace physique et mental. Je rédigeais hier et j'avais l'impression de ne pas étouffer. J'ai aussi rempli de papier la moitié d'un bac vert et c'est loin d'être terminé. Je sais que j'ai plein de dossiers à régler mais je ne peux pas m'empêcher de m'octroyer ce plaisir une fois au moins dans l'été: faire le vide pour faire le plein le reste de l'année!
Le copain de ma grande s'est pris un appart et ma fille y a installé des petites choses. La vie est bien faite : ma fille nous habitue tranquillement à ce qu'elle parte un jour. Il y a des familles où la transition est franche mais dans la mienne, ma fille comprend que la coupure peut être plus pénible pour ses parents. Brillante jeune fille.
Mon gars, celui du milieu, a eu son bulletin - brillant jeune homme. Il a aussi débuté chez Provigo pour un emploi d'été qui ne lui gobe pas trop d'heures de liberté pour le moment. Il aime car les tâches sont variées.
Mon plus jeune passe une petite déprime ces temps-ci. Normal, tous ses amis sont à l'extérieur et il s'ennuie un peu plus du fait que sa soeur et son frère travaillent et sont moins présents. Je vais l'occuper aujourd'hui, il m'a dit qu'il aimerait apprendre à faire à manger.
À part ça, ce sont les problèmes de santé qui occupent le haut du pavé, surtout les problèmes des parents et beau-père. On fêtera le mois prochain le 50e anniversaire de mariage des beaux-parents; ce ne sera peut-être pas si réjouissant avec le cancer qui assaille beau-papa. La vie donne encore une leçon : un homme en forme, sportif qui fait encore du ski de fond et du vélo passé 70 ans et la maladie l'attend dans le détour, le traitement difficile de la chimio n'a pas eu raison de sa force, il a passé au travers. S'il avait été un homme paresseux, il n'aurait jamais passé le cap de quelques traitements.
Belle leçon de vie et moi qui me plaint pour la pourriture de météo en juin....

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