Monday, May 22, 2006

Jurons

Lorsque j'étais jeune, nous visitions à l'occasion ma grand-mère maternelle qui aura 100 ans à la fin du mois de juillet cette année. Nous jouions souvent aux cartes avec elle, d'ailleurs c'est encore une de ses activités préférées. Mais aujourd'hui, elle jure beaucoup moins qu'avant. C'était absolument terrible pour nos pauvres jeunes oreilles. Tous les ornements d'église y passaient à l'époque. Elle parlait d'une dame qu'elle connaissait, cette dernière était coupable de tous les maux de la terre. À coups de juron, elle démolissait tout le monde et toutes les choses qui ne fonctionnaient pas à son goût. Ma grand-mère a tout un caractère. Je l'ai revue dernièrement et je compte bien la revoir en juillet car elle s'y rendra certainement à son centenaire. Je ne sais pas si je retiens d'elle; en tout cas, ma mère détestait lorsqu'elle jurait et n'a donc pas pris ce pli-là. Parfois, il m'arrive d'en lâcher un mais pas autant que mon aïeule. Ce n'est pas très beau quelqu'un qui sacre tout le temps.

D'un autre côté, elle pleurait souvent, à chaque départ et à chaque arrivée. Là, je lui ressemble ! Belle émotivité quand tu nous tiens. Jurer et pleurer, deux traits de caractère à l'opposé : toute une sensible que ma grand-maman.

Là, à chaque fois qu'un de mes enfants lâche un juron, je sursaute et suis en colère. Je déteste ça. Surtout mon plus jeune qui en émet un peu plus que les autres. Il ramène certainement quelques jurons de l'école, ce n'est pas possible qu'il ait appris ça à la maison.

Faut que je me secoue. J'ai tellement passé de temps à amasser hier tout ce qui traînait dans la maison que je n'ai plus d'énergie ce matin. Il y avait des trucs partout partout. De 7 h du mat à 15 h, j'ai rangé, jeté, classé. Balayeuse et époussetage ont suivi. Mon espace intérieur, dans les deux sens du terme, s'est agrandi. C'est fou ce qu'un ménage peut faire à l'esprit. Je n'ai pas fini, je n'ai pas passé partout. Il reste quelques garde-robe, les fenêtres à laver mais ça va bien. Je ne fais pas de grand ménage de printemps comme ma mère fait encore; un peu de temps en temps, c'est bien suffisant.

J'ai hâte à mes vacances surtout que je prends un mois en continu cet été; mon chum a droit à 15 jrs seulement. J'espère que ça ne passera pas trop vite et que je vais pouvoir faire autre chose qu'un p'tit voyage à Québec. Je pense à lire, faire un peu de camping et faire un peu à manger; essayer de nouvelles recettes, c'est plaisant quand on a le temps.

Saturday, May 20, 2006

Vent et pluie

Lever à 5 h du mat car tout ce qui pouvait s'envoler dans la cour arrière l'a été ! Tous deux dehors à ranger la balançoire et les meubles de jardin, pas drôle mais du moins, j'ai réussi à me rendormir par la suite. Hésite entre aller à l'épicerie et profiter du fait qu'il n'y aura personne par ce temps de... ou débuter le rangement intérieur... ou lire. Bon, je vais opter pour l'épicerie et me faire mouiller car ensuite, je me lancerai dans la confection de repas nécessaires à la survie des mes mousses qui seront abandonnés pendant trois jours cette semaine alors que mon conjoint se baladera à Québec et que je me baladerai à Baie-Comeau.

Je lisais hier dans je ne sais plus quelle revue que les gens heureux sont productifs au travail, sont appréciés, entretiennent de bonnes relations avec leurs pairs. Un peu normal mais ça porte à réfléchir. Quand j'ose démontrer mon caractère négatif où je ne suis plus en contrôle de mes sens, je déconnecte des autres. Par exemple, hier, j'ai gossé 30 minutes à saisir des données dans un nouveau programme informatique et parce que j'étais dans une impasse et que j'ai fait échappe, ce que je n'aurais pas dû faire, j'ai tout perdu. J'ai lâché un gros juron bien rond. Ça m'enrage de perdre mon temps ! Va falloir que je travaille plus cet aspect mais à l'âge que j'ai (on dirait que j'en ai 70), je ne sais plus si investir dans mon redressement vaut le coup ou le coût...

Bon, allez hop dans la douche et va commencer ta journée de ramassage ma vieille...

Saturday, May 06, 2006

Psycho du blogue

Pluie au menu et boulot cet après-midi même en ce samedi. Mon fils lit ce que j'écris et ça me gêne un peu... que va-t-il penser de sa mère ? Il me regarde avec ses grands yeux bruns foncés (il dit noirs) et il s'écrie "ah ah !". Bon assez niaisé, je ne suis pas très régulière, je m'en confesse mais je suis du type occupée et comme je passe mes journées du bureau à l'ordinateur, j'en ai soupé du clavier pendant la soirée. Je ne sais pas comment les ados et les jeunes adultes font pour y passer des heures, y manger, y dormir. Moi, pas capable. D'ailleurs, je devrais m'en aller et me mettre à la lecture du Code Da Vinci que j'ai planté là il y a deux mois après être rendue à la moitié; j'ai dû recommencer 150 pages en arrière pour m'y retrouver. Et le film qui s'en vient... aurais-je le temps ?

Quand j'étais plus jeune (ado) il y a de cela un siècle... j'écrivais mon journal très religieusement à tous les soirs et j'y confiais toutes mes impressions autant que les platitudes telles que ce que j'avais mangé dans la journée, ce que j'avais fait de très ordinaire : devoirs, exercice, etc. C'était comme une libération simpliste mais tout de même efficace. J'avais beau avoir des amis, écrire libère quelque chose en nous. On écrit n'importe quoi ou on écrit des pensées précises. On essaie de rédiger en style littéraire, ou poétique ou québécois; peu importe, l'important c'est de pianoter sur les touches en évacuant tout ce qu'on a en dedans. Alors, le blogue maintenant, c'est le journal de bien des internautes. Ça fait quelques fois que j'écris et même si personne ne me lit, moi je me lis. C'est très nombril un blogue. Moi, ce n'est pas encore la folie pure car j'y serais à tous les jours. Mais je m'habitue. Pour avoir été journaliste, le blogue est aussi la fierté d'être publié en quelque sorte et de savoir que quelqu'un peut peut-être te lire un jour. C'est valorisant de jouer au journaliste vedette. Tant que tu ne diffames sur quelqu'un, pas de crainte à avoir. Écrire ses états d'âme est la meilleure psychologie qui soit, je dirais même plus que l'exercice car tu exprimes tes craintes, tu fais part de tes sentiments bons ou mauvais.

Bon, mon fils me dit : "T'as pu d'idées ?" Ok, j'arrête là et je lui cède l'ordinateur. J'ai compris !