Sunday, March 26, 2006

Accaparée

Encore levée tôt ce matin et pourtant, c'est dimanche, zut ! Il n'y a pas que le boulot qui me turlupine, il y a la santé de mon père qui chancelle, il y a mon frère qui ne sait pas trop ce qui va arriver à son emploi car son bureau déménage dans une autre ville, il y a ma fille qui quitte bientôt avec son groupe d'Harmonie pour un voyage à Orlando. Bref, il y a tant à faire et à jongler. Le printemps est arrivé et j'ai l'impression que je ne le verrai pas passer. Il faut que je m'arrête, si ce n'est pas physique, ce sera mental. Faire le vide. J'ai eu deux excellents massages assez vigoureux, j'en avais des bleus sur les bras... J'ai débloqué quelques points de tension entre les épaules et la tête à tel point que mon cou vire bien vers la droite ce que je n'arrivais pas à faire avant. Et pourtant, j'ai l'impression d'avoir un assez bon contrôle, je ne perds pas la boule, je suis plus efficace qu'il y a quelques années, j'ai un bon jugement et je fais moins d'erreurs. Pourquoi suis-je si accaparée ? J'ai une personnalité calme du moins en apparence; je contrôle assez bien ma tension quoique dans le bureau du médecin, c'est une autre histoire. Quand j'ai besoin d'aide, je vais en chercher bien que plusieurs choses ne peuvent être accomplies par d'autres. Tout autour de moi, j'écoute et bien des gens discutent de cette vie qui file à 100 à l'heure, de ces tâches abondantes, de ce double emploi maison-famille, mais peu de gens me disent qu'ils sont heureux. Moi, je le suis ! Le mot est lancé... Quand je compare ma vie à celles de bien d'autres, je suis comblée. Je touche du bois espérant que mes enfants me survivront, souhaitant que mes parents ne souffriront pas trop le moment venu du départ, et je me plais à penser que je serai accompagnée fort longtemps car je me plais dans ma vie. J'aime avoir des projets, relever des défis, savoir que le lendemain sera fait de petits et grands bonheurs, connaître que ma destinée est déjà tracée mais que si je mets les efforts nécessaires, je peux peut-être la modifier légèrement. Mais c'est peut-être ça le secret du bonheur, être accaparée... Quand on l'est, on oublie de s'apitoyer sur son sort, on lit, regarde et écoute ce qui se passe ailleurs dans le monde, on compare et on apprécie. Être accaparée, c'est être informée, c'est être débordée et c'est respirer tout ce qui transpire ici et là. Être accaparée, c'est être nerveux tout en dégageant un calme stoïque. J'aime l'accaparement finalement car quand je végète, mon cerveau continue à bouillir. Et j'aurais tant de choses encore à faire : apprendre une nouvelle langue, un instrument de musique peut-être, lire tous les livres que j'ai mis de côté depuis des années. Voilà, je fais un pas puis un autre. J'avance tout en étant consciente qu'il est impossible de reculer dans ce momentum intense de la destinée. Alors, à demain peut-être !

Wednesday, March 08, 2006

Egypte en famille

Egypte

Pour ceux et celles qui sont intéressés, j'ai "fait" l'Egypte en organisé (ça c'est banal...) mais en famille avec mari et trois ados (c'est moins banal pour les Québécois quoique ça l'est pour les Français) en mai 2004. Bon Dieu, ça fait déjà deux ans et c'est comme si c'était hier.

Mes péripéties sont racontées dans le Web : voyageforum.com

Je repartirais tout de go avec toute ma gang mais pour un autre pays. En attendant, j'amasse les sous !

Peut-être en 2010 alors que j'aurai repris un congé à traitement différé d'un an cette fois-ci (en 2004, j'avais six mois mais j'ai voyagé en Egypte pendant 10 jours seulement - on s'est tapé la Nouvelle-Ecosse par contre pendant six semaines).

Journée des femmes

Lune de Loulou

Aujourd'hui, Journée des femmes, j'en souhaite une bonne à toutes celles qui en arrachent, donc qui ne sont pas comme moi finalement ! Je n'en souhaite pas une bonne aux femmes dentistes car elles n'en arrachent pas vraiment...... Mais je pense à toutes celles qui sont monoparentales (je le suis 2 nuits par semaine et c'est bien assez !), à celles qui n'ont rien à manger, à celles qui ont perdu un fils, une fille au combat ou ailleurs (bonne journée à ma maman qui a perdu son aînée un certain jour de mai), à toutes celles qui pleurent quotidiennement. Mes petites larmes ne sont rien à côté de leurs larmes... Je me plains et j'ai le ventre plein !

Aujourd'hui, je pars pour la grande ville y passer deux jours. Montréal ne m'attire pas beaucoup, j'y préfère Québec de loin moins polluante, moins populeuse (quoique ces dernières années, il y a bien plus de gens sur la route), plus amicale. Mais les affaires obligent. Au moins, j'y vais rejoindre mon mari qui y est depuis dimanche et nous passerons la soirée et la nuit ensemble. Il revient demain et moi vendredi, zut, on aurait pu y penser avant et il serait revenu en même temps que moi. Mais voilà, le tourbillon de nos activités nous empêchent de réfléchir parfois ! C'est la première nuit que mes trois ados seront seuls à la maison mais je leur fais confiance. Au moins, le chien sera en sécurité chez mes parents, c'est ça l'important ;-) Pas de pipi ou de numéro 2 sur le plancher du salon.... En bonne mère, je vais sans doute avoir une pensée pour eux pendant la nuit, de toutes façons, je suis du style à me réveiller souvent tôt et ne plus pouvoir me rendormir. Je pense que je vais prendre ma tension artérielle car je suis un peu plus speedy ces temps-ci et comme la visite du doc s'en vient dans quelques jours (la doc que je vois aux deux ans environ et que je perds dans quelques mois car elle déménage - bien sûr, pas d'autres docs en vue, c'est le deuxième doc que je perds en quelques années, t'es aussi bien de bien te porter la mère !), je préfère être en contrôle si je le peux de mon niveau de stress !

Sunday, March 05, 2006

Raquette

Lune de Loulou

J'ai redécouvert un sport que je pratiquais lorsque j'étais jeune et je dois avouer que j'aime beaucoup : la raquette. Mon mari et moi sommes bien équipés avec des modèles hi-tech à crampons ainsi que des bâtons de marche. Nous y sommes allés deux fois en deux jours, la première fois en famille et les enfants ont adoré. Nous avons monté une montagne suffisamment haute pour que je sois très fière de mon exploit ! Au bas de la montagne à Gallix, le sentier s'appelle Palais de Glace car il y a, à flanc de montagne, d'immenses glaces qui pendent et un mur complet glacé. C'est fantastique. La seconde fois, j'y suis allée avec mon mari et un ami mais cette fois-ci, je suis restée en bas de la montagne et à leur retour (eux l'ont fait), on a emprunté un autre sentier classé intermédiaire. Ce matin, au lever, les chairs plutôt molles qui faisaient de moi la femme de 45 ans ont plutôt durci, ce qui ne m'était pas arrivé depuis des lunes, hein Louloulune ! Ça me donne vraiment le goût de poursuivre mais pas parce que je m'endurcis mais plutôt pour le plaisir de ce sport. Enfin, je crois avoir trouvé un sport à ma mesure que je n'abandonnerai pas de sitôt.