Wednesday, April 04, 2012

Chatonne poisson d'avril



Elle est arrivée subrepticement dans notre vie la veille d'un poisson d'avril. Elle était toute mignonne, de la dimension d'une livre de beurre mais en plus léger. Nous ne voulions pas la garder mais le coeur a flanché. Nos enfants ont l'art de toucher nos émotions.


Chatonne de Vincent appelée Libby.






Tuesday, March 27, 2012

Trop ou pas assez?

Quand mon cerveau fourmille et qu'il me réveille en plein sommeil, j'essaie de faire le vide mais il y a trop de trop. Trop d'infos à digérer, trop de lectures qui attendent, trop de tâches à accomplir, trop de courriels inutiles, trop de rendez-vous manqués, trop de consignes, trop de règles. Tout d'un coup, je me lève, je fais des listes, virtuelles listes parfois. Une liste avec la colonne de trop à évacuer et la colonne de pas assez. Pas assez de bonnes actions, pas assez de caresses, pas assez d'encouragements, pas assez de mercis, pas assez de sourires, pas assez de je t'aime. Je raye la liste des trop et je surligne la liste des pas assez. Je ne fais que passer mais je me plais à penser. Je déteste vivre trop vite, je ne file pas bien. J'aime vous entendre penser, saisir le moment présent, arrêter l'effervescence. Être soi-même, c'est difficile. Être avec d'autres, c'est difficile. Je recherche continuellement l'équilibre mais il y a des jours ou des nuits où la critique fait un pas de trop, où la tempérance recule. Vivement que ces heures moroses passent et que je retrouve mon rythme...

Friday, August 19, 2011

C'est presque la fin

C'est quasiment la fin d'une année de congé, je n'ai pas vu le temps passer, j'ai été bien occupée et j'ai fortement apprécié chaque journée. Mais il me reste une dernière virée à faire à Québec, Trois-Rivières et Montréal avec maman et mari, histoire de faire le plein de légumes frais et de voir la parenté avant de s'encabaner.

Les retrouvailles? Quelle belle et charmante soirée riche en émotions et en souvenirs. Il y avait tellement de monde, des gens que je ne connaissais pas en majorité mais ceux que je connaissais, ah le plaisir de les revoir. J'ai animé un jeu questionnaire bien amusant qui a mis du punch dans la veillée. Nous étions 6 compagnons de la même classe à nous retrouver et nous avons fait une photo officielle avec notre chère directrice Sr Margot. Elle n'avait pas grandi d'un poil!

Thailande? Quel pays fantastique et quel voyage mémorable où tout s'est bien déroulé. C'était franchement loin et l'attente aux aéroports longue mais le périple en a valu le coût! Pas de pépin majeur. J'aurais aimé qu'on prenne le train de nuit mais en raison d'un déraillement causé par un accident, notre train n'a pu partir. J'aurais aimé que mon fils cadet soit plus famille tissée serrée mais il n'était quand même pas loin. J'aurais aimé être plus en forme pour monter les sept niveaux des chutes Erawan mais je me suis plus reposée en me baignant au second niveau. J'aurais aimé que l'humidité soit moins présente et que les pluies soient moins diluviennes.

Mais j'ai aimé la nourriture, le sourire des Thais, les expériences vécues, le dos d'éléphant, la randonnée en vélo, la charrette à zébus, la soie, l'orfèvrerie, la laque, les ombrelles, les femmes à cou de girafe, les Yao, les rizières, les hôtels confortables, notre guide Alex, notre accompagnateur Marcel, les virées sur les cours d'eau, la jungle, les piscines, le groupe avec lequel nous partagions nos journées bien remplies.

Que de beaux moments à se remémorer des années durants et les avoir vécus avec nos enfants est un privilège que je rêve pour tout le monde. Cela nous fait grandir et apprécier ce que nous avons déjà, nous qui vivons dans un bon pays.

Saturday, July 16, 2011

Entre deux périples

Après avoir vu la côte du Pacifique, nous partons bientôt pour la Thailande. Bien excitée j'avoue même si je laisse derrière mes amours de parents. Vancouver, c'est beau et propre, bien organisée même si je l'ai vu rapidement. Bien aimé Banff même si très touristique. Le lac Louise en hiver, charmant et pas achanlandé, mon coup de coeur à cause du paysage montagnes-glacier. Calgary, ouf trop étouffant, ville en plein essor économique et ça paraît. Une belle semaine en famille avec maman, belle-maman, frérot et sa blonde. Bouffé comme des rois et des reines. Maintenant, on part tout à l'heure pour des retrouvailles, voir ceux qu'on a connus du temps de mon enfance à Labrieville. Je vous raconterai ça et la Thailande un jour peut-être...

Sunday, April 17, 2011

Tempête

Avez-vous vu la date de ce message? Oui, eh bien l'été est déjà passée ici. Tempête de neige depuis ce matin, grands vents et accumulation de 30 cm prévue. Oui, j'ai fait un beau voyage dans l'Ouest, en Thailande, à Paspébiac et mon fils a adoré la Californie. Voyons donc, rien de cela n'est encore vécu mais la météo se fout de nous. L'avantage, c'est que j'ai eu de belles fleurs sans trop désherber mais bon sang que j'aurais aimé vivre mon été. Je sais que c'est court et que ça passe vite, déjà le retour au boulot, hum faites quelque chose les anges au ciel, ralentissez les tornades américaines qui nous catapultent ce mauvais temps. El Nina ma cocotte!

Wednesday, March 30, 2011

Alarmant

Le congé se poursuit toujours, les travaux avancent. Les chambres sont terminées et nous en sommes au salon. Nous profitons de la vie toujours à chaque jour. Hier, j'étais au show de Maxime Landry avec ma mère. Excellente prestation. À l'entracte, l'alarme d'incendie sonne. J'étais dans la salle bien assise avec un paquet d'autres personnes toutes pour la plupart bien avancées en âge. Quelques-unes sont sorties mais pas d'information du personnel sur la nécessité de sortir. Informations contradictoires de part et d'autre. Je décide de ne pas sortir et quelques minutes après, tout le monde revient. Personne n'a pris un des micros disponibles pour nous indiquer quoi faire. Un peu paniquant mais comme il n'y avait aucun mouvement de foule dans le hall, pourquoi se lever... Bref, le directeur de la salle est venu après l'entracte nous féliciter pour notre courage... et nous expliquer que son nouveau système est sensible et qu'il avait détecté de la fumée (de la scène) dans l'escalier. Je l'aurais hué si j'avais pu. Quelle désorganisation que cet exercice qui n'en était pas un. Dans un endroit public, c'est au personnel de prendre en charge les gens. Assise en avant de moi, il y avait une dame qui venait de se faire opérer et avait de la difficulté à se déplacer. Elle n'a pas bougé et je la comprends. On repassera monsieur le directeur! Dans moins d'un mois, on s'envole pour l'Ouest canadien. Oh que j'ai hâte! Je souhaite de tout mon coeur qu'il n'y ait pas de pépin de santé pour ma mère, c'est ce qui va me stresser tout le long. Pas de pépin non plus pour mon père qui en arrache de plus en plus et qui va rester chez lui. Un jour ou l'autre, je vais devoir m'en libérer et je sens nettement que le fil sera bientôt coupé. À 80 ans passés, il n'en reste plus beaucoup quand la santé est hypothéquée. Faire son deuil avant même que la personne ne parte, on n'y est jamais préparé. En tout cas (mon expression favorite), je les gâte au max et les voit souvent souvent. On a peint le plancher de l'atelier de mon père, on a posé une rampe dans leur escalier, installé deux chauffages d'appoint. Avec ces travaux, on se permet de prendre tout le temps une pause café-chocolat chaud, de placoter avec eux, de les désennuyer. Ce qui tue le plus les gens âgés, c'est l'ennui. On a beau aller les voir souvent, ça me torture quand même de savoir qu'ils sont laissés à eux-mêmes. Heureusement qu'ils sont toujours ensemble et qu'ils peuvent s'asticoter encore...

Wednesday, January 12, 2011

Deuxième droit

Début du second droit de notre congé après des Fêtes très très tranquilles où le repos était à l'honneur. Nostalgie de nos Noël d'antan où les enfants jeunes étaient rois avec leurs yeux pleins de poésie et de mystère. Place à l'individualité festive mais en groupe, bizarre comme image mais c'est ce que j'ai ressenti. Chacun à son affaire mais ensemble. Ce qui est plus ennuyeux comme climat mais il faut évoluer et accepter que le futur n'est pas le passé.

Pas assez de neige pour faire de la raquette aux Fêtes, maintenant c'est un peu mieux. La Terre est à l'envers, tout le monde le sait. Je me rabats sur la lecture (Michael Marshall, Bernard Werber, Stephen King).

La chambre de Phil a pris une autre tournure, a pâli et est fraîche comme une rose. Nous en sommes à la chambre de Val au sous-sol mais repos obligé pour mon chum : entorse lombaire, ouch. Je me rabats donc sur mes armoires de cuisine, c'est fou que c'est plaisant comme occupation! Ça change de l'organisation d'un colloque... C'est ce qu'on appelle se libérer l'esprit!